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Mouvement Alternatif Résistant pour que Règnent  l'Équité, le Désintéressement, l'Écologisme dans une Société de Solidarité, d'Amour, de Non-violence, avec des Gens Sympas, pour la Culture, l'Humanisme, l'Altruisme, Universellement, Démocratiquement et tout Simplement.

Voici les derniers articles publiés (dans l'ordre chronologique décroissant  .......... oui même notre classification est décroissante ! ;  )

Vendredi 22 août 2008
- Par Samir Mashouka - Publié dans : Politique de décroissance de la consommation - Communauté : Communauté de l'opposition
Les pêcheurs, les professionels de la route, ainsi qu'une bone partie de la gauche française - PS, PCF, CGT -, voire même certains milieux altermondialistes, réclament un baisse des prix à la pompe de l'essence, du mazout, et du fuel domestique.

Selon les géologues (indépendants, comme ceux de l'ASPO), 2008 serait l'année du Pic Pétrolier la production globale du pétrole va bientôt décliner (elle décline peut-être déjà, on ne peut savoir ce genre de choses qu'avec le recul).  Pour le gaz, c'est à peu près le même problème, la seule différence c'est une différence temporelle, le pic du gaz arrivera juste quelques années après.

Est-ce donc raisonnable de demander une baisse des produits pétroliers et gaziers, alors que l'on arrive bientôt à une pénurie ? C'est à dire que l'on ira dans le mur beaucoup plus rapidement si on choisit de baisser artificiellement les prix (suppression des taxes  voire subventions).  La baisse des prix pour les marins pêcheurs  leur permettra de pêcher un peu plus longtemps mais pour combien de temps ?  Ensuite pour maintenir des prix constants que ferait l'état, il ferait tout son possible (guerres par exemple) pour mettre la main sur les derniers champs pétroliers. Pourquoi les USA s'obstinent à faire la guerre en Irak et envisagent de la faire en Iran, ce n'est pas parce que ce sont des dicatures, car c'est la CIA qui a appuyé l'arrivée de Saddam Hussein et du Chah d'Iran au pouvoir (et que plus de la moitié des pays de l'ONU sont des dictatures). C'est pour contrôler les dernières réserves de pétrole, afin d'anticiper ce fameux pic pétrolier.

Une baisse générale pure et simple des pris pétroliers, sans régulation, n'est pas raisonnable, ça incitera les compagnies à toujours délocaliser, les gens à plus rouler (les riches et les classes moyennes), l'état à ne pas dynamiser l'offre de transport en commun. Ne doit-on pas réduire les émissions de Gaz à effet de serre par 4 (voire par 20) ?

Oui mais les bénéfices record de Total ?  Oui mais alors les foyers modestes qui doivent prendre leur voiture tous les jours ? Oui mais les RMIstes qui se chauffent au fioul ou au gaz ?


Les bénéfices records de Total ne justifent en rien le fait  que chaque Français roule 15 000 km par an en voiture en ville (avec 6 millards d'humains dans un monde équitable, l'atmosphère ne peut absorber plus que les émissions 5000 km de voiture par personne, c'est à dire que rouler plus c'est prendre sur la part des plus faibles ou sur les générations futures et aggraver l'effet de serre). Ceci dit les compagnies pétrolières n'ont pas à profiter de cette crise.

Ensuite, il faut reconsidérer ce que l'on appelle un foyer modeste. Un couple de SMICARD avec deux enfants, possédant deux voitures n'est pas à proprement un foyer modeste sachant que des centaines de millions de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour.

 C'est les pauvres (RMIstes, famille nombreuses à faible revenus) qu'il faut protéger de cette hausse des prix, par rapport au fuel domestique ou au gaz, là notre diagnostic sera le même que la CGT.


Mais vouloir la baisse des prix du pétrole sans aucune régulation, c'est continuer la même civilisation non durable, c'est se prémunir de changer le monde. L'Iran, pays ayant des réserves considérable, rationne son essence, car lui a compris la raréfaction du pétrole.

Voici une politique que j'aurai mise en place pour faire face à la crise si j'avais été au pouvoir:

- Carburant taxé à 400 % environ, mais rationné, avec des tickets de rationnement, une fois son quota dépassé, on ne pourra plus en acheter. Le quota sera fixé en fonction de ces critères :distance du lieu de travail, existence ou non de transport en commun pour s'y rendre, fréquence de ces derniers, véhicule) entre 10 et 30 litres par semaine. Ce quota resterait le même quelque soit les revenus.
-Baisse de 50 % des tarifs de transports en communs, gratuité pour les ménages les plus pauvres, et pour les jeunes.
- Subvention accordée aux locataires qui accepteraient de déménager à proximité de leur lieu de travail (defraiement du déménagement, plus 10 % du loyer assuré, durant  la durée du contrat de travail dans une limite de 3 ans maxi par exemple).
- Taxation des bénéfices des compagnies pétrolières et gazières à 80 % au moins, voire nationalisation de ces dernières, pour une taxation intégrale de ces dernières
- Fuel domestique taxé à 200 %, gaz taxé à 100%. Cependant, le prix pour les ménages , ceci serait gradué en fonction du revenu par personne, ce pourrait être gratuit pour les plus pauvres.
- Les taxes sur le gaz permettraient de financer une mise en place de moyens de chauffage et de chauffage d'eau domestique écologiques (chauffe-eau solaire, poêle à granulé de bois, pompes à chaleur, etc...). Les propriétaires ayant encore des chauffages au fioul ou au gaz dans 4 ans pourrait-être dans l'illégalité.
- Les taxes sur les carburant permettraient elles, de financer la remise en état de lignes de chemin de fer régonales desaffectées (depuis 1970, le kilométrage de voies ferrées a diminué de 30 %), de financer l'électrification des dernières grandes lignes fonctionnant encore au Diesel (Paris-Belfort, Tours-Caen, Lyon-Bourges, Nevers-Dijon), de financer la création de lignes de bus et cars, de lignes de tramways, et de subventioner une baisse des tarifs
- Reconversion de l'industrie de la pêche et des transporteurs routiers : un permis poids lourd, ça permet d'accéder facilement au permis transport en commun, un pêcheur, quant à lui, on poura le laisser choisir entre la pêche en bateau à voile, ou l'agriculture biologique. Ils suffit de les payer plus qu'il ne l'étaient avant, et c'est possible qu'il l'acceptent.

Puis , relocalisation de l'économie, suppression des lignes aériennes de moins de 800 km, etc....









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Jeudi 21 août 2008
- Par MDSC - Publié dans : Actions Individuelles - Communauté : Ecolo zen
 " Pour faire 10 000 km, on consacre 1500 heures à sa voiture (gain de l'argent nécessaire à l'achat et à l'entretien, conduite, embouteillages, hôpital). Cela revient à faire 6 kilomètres à l'heure, la vitesse d'un piéton. "

C'est ce que l'on pouvait lire dans le programme présidentiel de René Dumont en 1974. Cette citation est à méditer.
Des statistiques 1999-2001 d'eurostat, on a un déplacement automobile moyen de 35,3 km/personne/jour à raison de 2.9 déplacement/personne/jour, ce qui en gros nous donne 12,17 km/déplacement en moyenne. Cette moyenne tient compte des personnes qui travaillent à 80 km de leur domicile, et des déplacements de vacances de 500 km. Intuitivement, on en déduit qu'une bonne proportion de ces déplacements n'excède pas 5km. Même, environ 10 % des déplacements urbains en automobile seraient inférieurs à 500m (je tiens ça d'une conférence sur la qualité de l'air de l'ATMO).

Plutôt que de travailler plus pour rouler plus, marchons ou pédalons, on y gagnera financièrement et aussi en santé, c'est du sport donc moins de cholestérol.

500 m,  c'est seulement 10 minutes de marche lente (3 km/h) , 7 minutes 30 de marche normale (4 km/h) 5 minutes de marche rapide (6 km/h)
1 km, c'est seulement 15 minutes de marche normale (4 km/h) 10 minutes de marche rapide (6 km/h)
2 km, c'est  seulement 10 minutes de vélo  en roulant tranquillement (12 km/h) 6 minutes en roulant vite, c'est 30 minutes en marchant normalement (4 km/h) 20 minutes rapidement (6 km/h)
3 km, c'est seulement 15 minutes de vélo tranquille, 10 minutes en roulant moyennement vite (18 km/h) 30 minutes de marche rapide
5 kilomètres, c'est seulement 20 à 30 minutes en vélo
etc...


Agissons au quotidien.


* http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page?_pageid=1073,46587259&_dad=portal&_schema=PORTAL&p_product_code=KS-SF-07-087

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Mercredi 20 août 2008
- Par Samir Mashouka - Publié dans : Politique de décroissance de la consommation - Communauté : Décroissance
Étant élève-ingénieur en "environnement",  et malgré tout davantage partisan d'une écologie anti-consumériste, que d'une écologie des biens de consommation "propres", je vous propose une solution futuriste, écologique, peu coûteuse, et ne demandant ni haute technologie, ni un travail énorme pour être mise en place, pour tondre la pelouse: La Tonte Animale !!!

L'idée est de débarasser
les services municipaux d'entretien des espaces verts des tondeuses à gazon ou débroussailleuses qui consomment de l'essence (ou de l'électricité), qu'il faut transporter par camion, qu'il faut envoyer à pétaouchnock pour les réparer,qui se cassent à cause d'un caillou sur la pelouse, auxquelles il manque quelquefois une pièce nécessaire à sa réparation (qui ne se fabrique plus car modèle trop ancien). Conclusion : les tondeuses, c'est pas pratique, ça consomme, ça pollue et ça coûte pas mal. De plus le jardinier se pète les oreilles, car ça fait du bruit, et se fait mal au dos car une tondeuse c'est lourd à pousser.

Je pourrais proposer l'usage des tondeuses mécaniques, qui utilisent le mouvement des roues comme seule énergie. Mais j'imagine que l'utiliser doit être aussi fatiguant pour celui qui la passe, et tant qu'à être créatifs, proposons autre chose.

Je propose donc l'utilisation dans un cadre urbain, de vaches, de moutons ou de chevaux, bref des animaux qui mangent de l'herbe, pour tondre la pelouse municipale. Ne rigolez-pas, cela se fait déjà avec des moutons, Turin l'a expérimenté : (http://bienbienbien.net/2008/04/04/a-turin-on-tond-le-gazon-avec-des-moutons/ ) et la ville de Curitiba, au Brésil (Journal La Décroissance n° 51 Juillet/Août 2008), ville de 2 millions d'habitants, a définitvement adopté ce système.

La ville pourrait disposer d'un ou plusieurs troupeaux, qu'elle pourrait éventuellement garder dans des petit enclos au sein d'un jardin public, (de la même manière que dans certains jardins publics, il y a des oiseaux exotiques ), et l'idée serait de  les promener à l'heure du repas dans les pelouses publiques pour que ces charmantes bêtes aillent les brouter. On pourrait carrémenet les laisser vivre dans le parc à condition qu'ils soient bien dressés (car sinon ils mangeraient les fleurs aussi) et que la population soit bien informée. (Dans un contexte plus rural, pour être allé en Haute-Savoie, j'ai eu l'occasion de marcher sur des chemin de randonnée, qui traversaient des paturages avec des troupeaux de vaches, la cohabitation entre randonneurs et ruminants est donc possible, pourquoi pas celle avec les citadins ?)

Il faudra certes tolérer des pelouses un peu plus hautes (c'est à dire aller vers 6 à 8 cm de hauteur au lieu de 3), car avec des animaux on ne pourra pas aller au ras du sol. Ceci dit, en bas de chez moi les jardiniers avaient négligé durant deux semaines les pelouses, et du coup c'était un peu plus haut - 12 cm  environ, mais il y avait des paquerettes, des violettes, et plein d'autres fleurs, c'était très joli.

Alors  trois solutions : moutons, vaches et chevaux. Les trois à la fois c'est possible aussi, on pourrait rajouter des chèvres éventuellement.

L'inconvénient du mouton et des vaches, c'est que s'il faut les déplacer, les déplacer par troupeau c'est difficile et gênant dans une rue, même piétonne, il est donc souhaitable qu'ils vivent à proximité du parc qu'il vont tondre. Cependant, les troupeaux de ces moutons urbains pourraient fournir de la laine (à un couturier), et les troupeaux de vaches du lait (histoire de fournir un ou deux crémiers). Et à leur mort naturelle, on pourrait récupérer leur peau, pour faire des peaux de tambour éthiques (mouton), ou du cuir éthique (vache). Ces deux animaux en plus de tondre feraient fonctionner l'artisannat local, (ou le faire revenir en centre ville à la place des parfumeries).

Le cheval est je pense la solution urbaine la plus adaptée pour des villes de 20 000 habitants et plus. Avec la raréfaction des énergies fossiles, il n'est pas fou de revenir (du moins partiellement) à la traction animale. Le cheval en plus de tondre les pelouses, pourrait tout à fait le reste de son temps servir pour des polices montées, ou alors pour tracter des remorques afin de remplacer les camions ou camionnettes des services municipaux. En particulier le ramassage des ordures ménagères, avec ses arrêts fréquents, n'a pas besoin d'un camion de 200 chevaux (moteurs) de puissance. Une remorque avançant à 10 km/h tractée par des chevaux pourrait convenir. La l'ingénieur que je serai peut-être vient d'optimiser la consommation énergétique, on passe de 200 chevaux moteurs à 2 ou 4 chevaux réels. Non seulement on économise de l'essence (une tondeuse consomme 2 litres par heure) à faire tondre la pelouse par des chevaux, mais on en économise d'autant plus que les chevaux servent à remplacer des camions consommant eux 40 à 60 litres aux 100 km (on est ici en cycle urbain donc ça consomme bien).

Brigitte Bardot serait choquée, mais on peut tout à fait envisager des conditions de travail décentes pour ces animaux.

Les fabricants de tondeuses vont chercher la faille de tout ceci en me rétorquant par exemple que ceci engendrerait des excréments ou des bouses dans les jardins municipaux. Mais comme je suis ingénieur et que je pense à tout, il suffit pendant la tonte d'accrocher un seau sur le cul de l'animal, afin que ses excréments ne tombent pas par terre. Ne me dites pas que ce n'est pas possible, cela se fait dans ma ville pour des calèches de touristes sur des chevaux.

Allons encore plus loin dans l'utilitarisme, les bouses ou crottins ainsi récoltés pourront être mis en place dans un fermenteur, avec d'autres déchets organiques (feuilles mortes ou déchets de tailles de haies), afin de récupérer le gaz causé par leur décomposition (procédé de méthanisation), qui pourrait être une source d'appoint d'énergie renouvelable pour des véhicules motorisés dont nous ne saurions nous passer (ambulances, pompiers....).

Cerise sur le gâteau, la présence de ces animaux dans des jardins publics, surtout s'il s'agit d'une grande ville, peut être pédagogique. Ceci pourrait s'inscrire dans une vaste démarche éducative où les jardins publics ne seraient pas uniquement fait pour être beau, qui pourraient contenir variété d'animaux et de plantes de la campagne, afin que les citadins puissent les découvrir et pouvoir les reconnaître le jour où ils vont voir mémé à la campagne. Les enfants urbains, n'ayant jamais connu la campagne pourront voir des vaches et des moutons pour de vrai. Ainsi ils n'exprimeront plus le désir d'aller dans ces prisons que l'on appelle zoos où l'on donne des Pop Corn à des phoques, car ils auront eu la confrontation avec l'animal qu'ils cherchent peut-être dans ces zoos.

En allant plus loin, sachant que de nombreux arrêtés municipaux interdisent les tondeuses le dimanche pour cause de bruit, les communes ou des particuliers pourraient louer (ou mieux prêter gratuitement) les service d'un ou deux mouton pour tondre sa pelouse (même le dimanche après-midi).  On a vraiment tout à y gagner la dedans, qu'attend-on ?

Evidemment, pour un futur ingénieur, c'est suicidaire pour mon métier de proposer ça, et ça fait pas sérieux. En effet, d'un ingénieur "environnement", on attendrait qu'il propose une tondeuse de sa conception fonctionnant à l'énergie solaire ou à l'air comprimé. En faisant ça en gros, je me met au chômage, et je met au chômage tous la branche industrielle "tondeuse". Mais quel est le plus réaliste des scénarios ?  passer des mois à chercher des systèmes complexes, aller extraire des tonnes de silicium, pour fabriquer des panneaux solaires, pour des tondeuses qui marcheraient plus ou moins bien, selon la luminosité des lieux (et d'ailleurs on est jamais sûr que des choses comme celà marcheraient), ou élever quelques animaux qui ne consomment ni essence, ni électricité, et dont l'organisation de cette tonte ne demande que quelques aménagements (enclos, abris), et qui de surcroît redonnent de la vie aux parcs, aux centres ville, et pourraient s'avérer fort utiles dans une logique de réduction de la consommation d'énergie fossile, et de la réduction de la pollution atmosphérique urbaine (via la traction animale).

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