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Tribune politique républicaine, pacifiste, écologiste, humaniste,  altermondialiste, anti-libérale pour le bien commun, non affiliée à une quelconque organisation ou parti politique.

Idées politiques, projets d'avenir, analyse de l'actualité, actions concrètes à réaliser, vulgarisation de problématiques politiques et écologiques, appels, dénonciation, documents militants, etc...

MDSC



MDSC est le sigle de MARRE DES SANGS CHAUDS ! qui est lui même le sigle de

Mouvement Alternatif Résistant pour que Règnent  l'Équité, le Désintéressement, l'Écologisme dans une Société de Solidarité, d'Amour, de Non-violence, avec des Gens Sympas, pour la Culture, l'Humanisme, l'Altruisme, Universellement, Démocratiquement et tout Simplement.

Il ne s'agit en fait pas d'un mouvement politique mais du blog de deux jeunes citoyens français de sensibilité proches et à ce jour non encartés dans un parti, qui ont décidé de ne pas négliger la politique après le 6 mai 2007, et de ne pas rester sans rien dire. Le terme mouvement n'est pas à prendre au sérieux. Néanmoins, si un mouvement politique portant un nom dans ce genre venait à se créer, il est certain que nous le rejoindrions.

Voici les derniers articles publiés (dans l'ordre chronologique décroissant).

Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 16:21
- Par Toshiba Samir Mashouka - Publié dans : Appels - Communauté : Résistance 2007
Vu l'état déplorable du monde actuel, on a envie de tomber dans le pessimisme profond, de se dire qu'on ne pourra plus jamais changer la marche des choses, que tout est foutu, rien ne va plus. On se laisse aller, on ne croit plus à ses idéaux humanistes et on finit par tolérer et cautionner sans le vouloir ce système que l'on déteste.

Dans cette esprit, la première chose la plus marquante est le discours d'une minorité très importante de gens qui ne croit plus en la politique et dit que les hommes politiques sont tous pourris. Ce discours tenu souvent sans véritable argumentation, que l'on pourrait qualifier de "philosophie de comptoir" (voir note n°1) est sans cesse rabaché par des personalités influentes : chroniqueurs ou vedettes du showbiz qui continuent à brûler haut et fort cette flamme de l'antipolitisme. Le plus énervant est de voir que certaines de ces personnes sont les portes paroles d'un mouvement ou d'une certaine catégorie de personnes, et ont même des revendications politiques mais ils le nient et préfèrent démissioner et se complaire dans le péssimisme, et l'inaction (voir note n°2). Si autrefois il y avait un courant politique derrière chaque grand journal ou chaque émission d'un média de masse, aujourd'hui il n'y a en général plus rien, uniquement des journaux remplis de gens non politisés. C'est caricatural car il existe toujours des journaux politiquement orientés, mais en ce qui concerne la télévision c'est complètement vrai, la dernière émission de service public un tant soit peu cohérente politiquement qu'était Arrêt sur images, clairement orientée à gauche dans sa critique des médias, a été jetée par dessus bord au début de l'été 2007.  ( voir note n°3)

Désormais la politique (ou plutôt l'apolitique) à la télé c'est le plateau de Laurent Ruquier ("On a tout essayé"):
- Karl Zero, un schizophrène qui d'une part soutient José Bové et d'autre part tutoie Sarkozy sur un bateau (voir note n°4), qui pipolise la politique avec ses émissions et qui la dénonce avec son dernier navet Starko
- Gerard Miller, psychanalyste flirtant avec le PS et le PCF
- Steevy Boulay, personne djeun représentant la jeunesse la plus minable et la plus consumériste, fan du Sarko et du McDo
- Stéphane Pocrain, militant écologiste indépendant des Verts
-Christine Bravo, s'apitoyant pour l'ancien ministre de l'économie du gouvernement Raffarin 1 et 2, Francis Mer qui s'était fait couper l'électricité par des syndicalistes d'EDF.

Bref, de voir tout ce beau monde réuni pour déconner et faire des débats de comptoir (voir note n°1) dans la joie et la bonne humeur, il n'y a rien de mieux pour décrédibiliser le débat politique, et inciter à l'anti-politisme et le sentiment de "ils sont tous pourris", ou "être de droite ou de gauche c'est la même chose".

Après, revenons à la réalité, beaucoup d'hommes politiques, généralement ceux qui sont présents depuis une éternité ont une tendance naturelle à être attirés par le pouvoir, hâpés en quelque sorte, et ne penser qu'au pouvoir comme une fin en soi alors qu'il devrait être un moyen au service de la société;  le but devient la domination et l'utilisation de la puissance pour la satisfaction d'un intérêt personnel, contraire à l'intérêt général. J'ai un vague souvenir d'une citation provenant de mon cours de philosophie de terminale,( donc si vous avez la citation exacte, je vous prie de m'écrire pour que je la corrige ): Socrate (il me semble que c'est lui) a dit une phrase comme "il arrive un moment dans une carrière politique où l'homme politique doit choisir entre deux voies : se retirer de la politique, ou continuer la politique en étant corrompu". Donc il y a en effet des politiciens qu'on aimerait voir disparaître à jamais (voir note numéro 5).

Ce n'est cependant pas une raison pour dire que tous les hommes politiques sont par nature pourris et que même ceux qui se lancent dans la carrière politique avec le plus de volonté seront pourris une fois élus. En effet, des détournements d'argent de Strauss Kahn, du trafic d'armes en Angola de Pasqua, certains en déduisent avec une logique que seuls eux maîtrisent que même un candidat comme Gerard Schivardi qui sort d'on ne sait où, et qui n'a jamais été à la tête du pouvoir, serait tout comme  Bernard Tapie, un mafieux détourneur de fonds potentiel.

Généralement la mentalité du "tous pourris" se retrouve chez des gens de sympathie de gauche, des progressistes ou des humanistes (car pour certaines personnes de droite très conservatrice c'est tout à fait normal, et moral de vendre des armes, donc la mentalité "tous pourris" ne vient pas à eux). C'est à mon sens très dommage : la mentalité "tous pourris" pousse à l'abstention, ou au vote blanc. Et ce qu'il se passe c'est que ça favorise l'arrivée au pouvoir des pires hommes politiques (de droite extrême souvent et dans un contexte actuel les Berlusconi et autres néo-conservateurs néo-cons).

C'est l'abstention qui a permis à Le Pen de passer au second tour, et en 2007, c'est grâce à la mentalité "tous pourris" pessimiste que l'électeur moyen dans sa grande intelligence et sagesse s'est dit " ils sont pourris mais Sarko vaut mieux que l'autre poufiasse", et Sarkozy est passé. On connaît la suite.

Le slogan "Tous pourris" est aussi un slogan fasciste des années 30. Quand Hitler est allé faire sa propagande chez le peuple ouvrier, il lui a dit que tous les politiques étaient pourris, ce qui l'a incité à ne pas voter, ainsi il a pu arriver au pouvoir en douceur grâce aux voix des fascistes qui eux ne se sont pas abstenus de voter pour la dernière élection démocratique ayant pour but d'enterrer la démocratie et d'instaurer le pouvoir totalitaire. Ce slogan est par ailleurs repris par le Front National Français (à l'égard du PS de l'UDF, de l'UMP et du PCF) qui essaye de profiter du dégoût des affaires politiques pour se faire des voix.

Quand au vote blanc, il est inutile, car au regard de la constitution, il compte comme une abstention. C'est tout de même assez honteux car l'electeur qui vote blanc ou nul indique qu'aucun des candidats ne lui convient, ce qui est une opinion valable comme une autre, mais à l'heure actuelle, c'est comme ça et il faut faire avec en attendant une prochaine constitution. On devrait inventer un mode de scrutin qui ferait que s'il y a une majorité de bulletins blancs, l'élection n'est pas valide . (Cela ne jouerait pas de beaucoup, car il n'y aurait que très rarement 25 % de votes blanc, par contre ça empêcherait certains d'être élus directement au premier tour, ou d'être élus à 100% dans le cas des candidatures uniques).

Sinon, n'oublions pas que de focaliser le "tous pourris " sur les hommes politiques permet aux millardaires d'être assez tranquilles car pendant que l'on fustige la classe politique, les grandes fortunes dorment tranquiles au bord de leur piscine. Alors que les crimes financiers des hommes politiques se chiffrent en millions, ceux des hommes d'affaires se chiffrent en milliards.

Après, ne soyons pas naïfs,  beaucoup d'hommes politiques sont pourris, non pas parce que la fonction d'homme politique est par nature pourrie, mais parce que la sphère politique est souvent trop proche de certains lobbys, et que d'avoir des hommes politiques de métier ne favorise pas le désintéressement et le refus du profit personnel pour lequel nous militons. Alors faisons appel au bon sens, si l'on considère que tous sont pourris, alors choisissons la solution la moins pire : votons pour le moins pourri d'entre eux. Cela vaut toujours mieux que de ne pas voter ou voter blanc et laisser le plus pourri d'entre eux remporter l'élection.



Notes :

1°)Cette expression est tout de même contestable car je connais un bar qui en plus de débiter des boissons met à disposition de ses clients de la presse politique comme Marianne, Le monde diplomatique, La Décroissance ...  et les débats politiques qui peuvent y avoir lieu sont à mon goût plus profonds que ceux que l'on trouve dans les émissions d'Ardisson.

2°)Comme Guy Carlier avec livre Sauf le respect que je vous dois de 2007 concernant les candidats à la présidentielle, ou Jamel qui se veut l'ambassadeur d'une jeunesse délaissée, sans pour autant avoir l'audace de se politiser clairement (car pour beaucoup, ça donne une image sectaire d'adhérer à un parti politique).

3°) L'émission s'est reconvertie en un site web : http://www.arretsurimages.net/

4°) "Sarko et Ségo sont sur un bâteau" émission de Canal + entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007. Parallèlement, Karl Zéro apparaissait sur le clip officiel de campagne de José Bové.

5°) voir notre article sur l'éviction d'Alain Juppé : Alain Juppé saute enfin ! On commençait par s'impatienter...

Toshiba Samir Mashouka - 7 mai 2008 - Vous pouvez diffuser librement et sans réserve ce texte à condition d'indiquer sa provenance et de ne pas le modifier.


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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /2008 14:26
- Par Toshiba Samir Mashouka - Publié dans : Altermondialisme, Antimondialisme - Communauté : Communauté de l'opposition
Un service public c'est quoi ? C'est une entreprise qui offre un bien ou un service à une collectivité, et qui cherche avant tout à rendre quelque chose de qualité aux gens (eau, routes, trains, poste, énergie, etc...), et les profits faits (s'il y en a) sont réinvestis pour le bien de la collectivité, ou vont à l'état pour d'autres services publics qui ne rapportent pas d'argent (comme l'éducation) . Cela peut présenter des dysfonctionnements, il peut y avoir un manque de dynamisme, cela peut être une charge pour l'état car un service public peut-être déficitaire, mais sinon,c'est quelque chose que je trouve dans le principe très positif.  Je ne vois pas en quoi l'existence de services publics pose un problème sur les besoins les plus fondamentaux (après pour des choses comme le tabac, je comprends que c'est quelque chose qui n'a pas une vocation de service public et on peut comprendre pourquoi ça a été privatisé dans le passé). De nombreux partisans de la privatisation arguent que ce serait des meilleurs prix, un meilleur choix des services, etc... D'autres partisans, moins experts en économie, justifient la privatisation par leur ressentiment envers les fonctionnaires qui font souvent des grêves, par leur lassitude de voir des trains qui arrivent en retard, et une poste qui marche pas bien.

La privatisation consiste à confier à des intérêts privés quelque chose qui est utile à tout le monde. Quand on privatise quelque chose comme l'eau par exemple, on offre à une petite élite (dont nous ferons probablement jamais partie : directeurs de multinationales et rentiers) le privilège de s'enrichir à titre personnel, de s'en mettre plein la poche, grâce à un  appareil d'utilité publique satisfaisant un besoin fondamental. On crée ainsi des grosses fortunes, ou on en agrandit d'autres, alors que ce même argent aurait pu servir à l'état, aux associations (via des subventions) ou à des oeuvres caritatives, humanitaires, culturelles ...

C'est selon cette logique qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale, le conseil national de la résistance a nationalisé beaucoup d'entreprises, dont des banques, pour lutter contre les puissances d'argent qui avant la guerre avaient soutenu (en faisant des prêts bancaires en ce qui concerne les banques) l'Allemagne nazie, et qui avaient travaillé pour l'occupant durant la guerre, au nom de la recherche du profit maximum.  Je vous invite à voir une interview de Raymond Aubrac à ce sujet :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/aubrac/video/x17o06_raymond-aubrac-entretien_politics
(le passage concernant les privatisations se trouve à 4 minutes 50)

Puisque le but d'une société privée est le profit (mis à part les entreprises à but non lucratif), ce qui se passe lors de la privatisation peut être : 

- la hausse des prix des services : la privatisation des régies municipales de l'eau a souvent augmenté le prix de l'eau à tel point que des maires (même des maires libéraux) veulent revenir aux régies municipales

- la diminution des services : la privatisation du fret de la SNCF qui s'est effectuée en été 2007 a causé la diminution du trafic de fret par rail et une augmentation du trafic de fret par camion sans que le trafic par bateau ait augmenté, or il va sans dire que la voie marine est moins polluante que le rail, lui même moins polluant que la route. La privatisation du trafic voyageur SNCF (qui est prévue pour 2012 et qui j'espère ne passera pas), pourrait donc se traduire en la suppression de dessertes et la fermeture de lignes voyageur, et donc l'augmentation du trafic routier bien plus consommateur d'énergie (alors que le pétrole va bientôt manquer).

- la création de nouvelles puissances d'argent (ou trusts ou multinationales), dont les intérêts sont contraires à l'intérêt général, puissances qui créent des lobbys, pour certaines des mafias, qui sont obnubilés par le pouvoir et l'argent. Pour exemple de ces puissances d'argent émergentes: Véolia qui fait exploser son action tout en augmentant le prix de l'eau.

-la création d'une concurrence entre des établissement qui ne sont pas fait à ce but. deux entreprises de fabrication de soupes se font la concurrence et c'est normal car l'une a une meilleure recette que l'autre qui est moins chère, mais pour des hopitaux par exemple, il ne devrait pas y avoir de concurrence car tous les hopitaux devraient pouvoir offrir les mêmes soins à leurs patients. Imaginez d'ailleurs la catastrophe que ce serait d'avoir un hôpital qui cherche le profit au lieu de chercher à soigner les patients. imaginez qu'un hôpital transformé en entreprise, mettrait à la porte des médecins par souci de rentabilité financière, alors que les urgences manquent de médecins.

C'est vrai que le service public français devrait fonctionner mieux, mais pourquoi voit-on la privatisation comme l'unique solution alors que c'en est pas vraiment une, ou même si c'en était une, ce ne serait pas la seule. On ferait mieux de se dire que les services publics fonctionneraient bien si l'on évitait tous les gaspillages, et s'ils étaient mieux organisés : c'est une question de bon sens.

Alors pourquoi la privatisation ?
Parce qu'elle est imposée par l'OMC, parce que des intérêts privés exercent des pressions sur la classe politique, que d'autres pays la font, et que c'est une solution de facilité pour ceux qui sont au pouvoir, car pour eux c'est un service public en moins à s'occuper. Comme le dit André Achieri, maire de la commune de Mouans-Sartoux (Alpes Maritimes), maire  qui a conservé les régies municipales dont celle de l'eau : "Si quelqu'un a mal au ventre, c'est nous(la mairie) qui allons au tribunal". *  Ce qui explique bien le manque de courage de certains maires (même de gauche) cédant leurs services municipaux à des entreprises privées.

Mais alors vous, citoyens, pourquoi voulez-vous la privatisation , oui pourquoi ?


 * Source : Mensuel La décroissance N° 45 décembre 2007/janvier 2008, page 5




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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 12:38
- Par Toshiba Samir Mashouka - Publié dans : Vues sur l'actualité - Communauté : Ecolo zen
N.B :Les liens hypertextes renvoient la plupart vers des articles de Wikipédia, afin d'éclairer des sigles, termes ou notions qui ne seraient pas clairs pour tous. La consultation de ces pages externes ne sont pas absolument nécessaires pour comprendre cet article.
À cause de sa défaite aux législatives du 17 juin 2007, Monsieur Alain Juppé est obligé de démissionner de son gouvernement, à cause de la consigne donnée par le premier ministre qui forçait les ministres qui se présentaient aux législatives et qui ne seraient pas élus de démissionner.
 

Après avoir vivement critiqué cette directive dans un précédent article, force est de constater qu'elle a eu une conséquence très positive au final : le départ d'Alain Juppé. Ainsi, une énorme insulte au peuple français est réparée : la nomination d'Alain Juppé comme « second ministre ». Cet homme a été condamné en 2004 à dix ans d'inéligibilité pour s'être mis l’argent de son parti dans sa poche (l’affaire des emplois fictifs du RPR). Après appel, cette peine a été réduite à deux ans. Comment Nicolas Sarkozy a-t-il osé nommer un tel homme, alors que parallèlement il a tenu un discours proche de la diffamation en disant de la gauche (entre les deux tours) que c’était « la France des fraudeurs » ? Donc on ne peut se réjouir qu’une personne aussi malhonnête soit contrainte de quitter le pouvoir. Ce n’est pas encore complètement gagné, car il y a d’autres politiciens malhonnêtes qu’on aimerait aussi voir partir (de droite, du centre et de gauche), mais c’est un bon début. La solution pour lutter contre la malhonnêteté dans la politique vient de petits partis (de droite, du centre et de gauche) généralement unanimes sur ce point : l’inéligibilité à vie de tout homme politique ayant un casier judiciaire.


Plusieurs personnalités politiques de droite, de gauche et du centre dont Corinne Lepage (écologiste rattachée au MoDem), ont déploré le départ d’Alain Juppé, qui selon eux était la personne la plus compétente pour ce poste de ministre d’état chargé du développement durable. Quelle drôle d’idée ! Monsieur Juppé ne s’est jamais fait connaître pour être un écologiste acharné. Il ne s’est pas fait connaître pour son militantisme dans la matière,  ni pour avoir fait passer des lois dans le sens du développement durable durant son mandat de premier ministre (1995-97), ni pour avoir influencé ses proches en politique d’agir dans le bon sens. La seule chose qu’il ait faite est le tramway de Bordeaux, mais beaucoup d’autres maires l’ont fait dans leur ville et ne sont pas considérés pour autant comme des personnes compétentes en matière de développement durable. Alain Juppé persiste et signe pour le maintien des projets autoroutiers, les biocarburants (absolument anti-écologiques et inhumains : voir ici pour l’aspect anti-écologique et ici pour l’aspect inhumain), les OGM, la croissance de la consommation,etc. qui sont des prises de position bien évidemment dans le sens contraire à la lutte contre le réchauffement climatique et non raisonnables face à l’arrivée du Pic de Hubbert et la fin programmée des énergies fossiles (autre enjeu majeur qui entraînera des bouleversements de nos modes de vie).  


Passons sur ses opinions et revenons maintenant sur sa compétence en la matière : il n’a jamais publié ou contribué à des études scientifiques sérieuses sur ces enjeux énergétiques et climatiques, il ne fait ni partie du GIEC, ni de l’ADEME, ni d’autre comités sérieux, scientifiques et non politisés étudiant ces problèmes. Mais c’est normal, car il  est diplômé de lettres à l’ENS et diplômé de l’ENA, et donc il a donc aucune connaissance scientifique solide en physique (mis à part ce que tout le monde a appris au collège) sur des domaines comme la climatologie, la météorologie, la thermodynamique, la chimie, l’énergétique, etc. qui sont pourtant absolument nécessaires pour étudier les changements climatiques et les politiques énergétiques. On aurait perdu un climatologue, ou un prix Nobel de chimie, l’inquiétude suscitée par le départ d’Alain Juppé serait compréhensible, mais perdre un énarque de plus pour ce poste, ce n’est pas une catastrophe. Alain Juppé ne vaut pas plus écologiquement parlant que tout autre personne ayant fait des études en sciences politiques. Les gouvernements feraient mieux de nommer des physiciens ou des géologues pour ce poste de ministre de l’écologie plutôt que de nommer des avocats, des politiciens, des beaux parleurs et des bureaucrates.

 
 

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Le MDSC est un mouvement fictif. Il n'existe pas, mais s'il venait à être créé par un autre il est sûr que nous le rejoindrions. Ce serait un mouvement qui se reconnaitrait dans les valeurs portées par son nom, et dont les membres vivraient en cohérence avec elles. En attendant, nous écrivons ce blog : nous resistons non-violemment, par le verbe à ces valeurs qu'ils considèrent plus primordiales que les valeurs marchandes. Nous faisons partie de la population encore insoumise aux puissances d'argent, et qui milite pour la reconquête par le politique, et par l'humain de la sphère financière. Nous faisons partie de ces gens qui se considèrent encore comme citoyens alors que les pouvoirs veulent nous réduire en consommateurs.

Ce blog est plus ou moins en réaction aux présidentielles de 2007. Nous nous sommes donc empressés d'écrire un manifeste, le manifeste du 8 mai 2007 que vous pourrez lire dans la rubrique "Pages"

Ce manifeste se veut le manifeste de ce mouvement s'il venait à être créé.

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