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Vous êtes sur le site (blog) du MDSC, tribune politique indépendante de tout parti.
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Après avoir vivement critiqué cette directive dans un précédent article, force est de constater qu'elle a eu une conséquence très positive au final : le départ d'Alain Juppé. Ainsi, une
énorme insulte au peuple français est réparée : la nomination d'Alain Juppé comme « second ministre ». Cet homme a été condamné en 2004 à dix ans d'inéligibilité pour s'être
mis l’argent de son parti dans sa poche (l’affaire des emplois fictifs du RPR). Après appel, cette peine a été réduite à deux ans. Comment Nicolas Sarkozy a-t-il osé nommer un tel homme,
alors que parallèlement il a tenu un discours proche de la diffamation en disant de la gauche (entre les deux tours) que c’était « la France des fraudeurs » ? Donc on ne peut
se réjouir qu’une personne aussi malhonnête soit contrainte de quitter le pouvoir. Ce n’est pas encore complètement gagné, car il y a d’autres politiciens malhonnêtes qu’on aimerait aussi
voir partir (de droite, du centre et de gauche), mais c’est un bon début. La solution pour lutter contre la malhonnêteté dans la politique vient de petits partis (de droite, du centre et de
gauche) généralement unanimes sur ce point : l’inéligibilité à vie de tout homme politique ayant un casier judiciaire.
Plusieurs personnalités politiques de droite, de gauche et du centre dont Corinne Lepage (écologiste rattachée au MoDem), ont déploré le départ d’Alain Juppé, qui selon eux était la personne
la plus compétente pour ce poste de ministre d’état chargé du développement durable. Quelle drôle d’idée ! Monsieur Juppé ne s’est jamais fait connaître pour être un écologiste acharné.
Il ne s’est pas fait connaître pour son militantisme dans la matière, ni pour avoir fait passer des lois dans le sens du développement durable durant son mandat de premier ministre
(1995-97), ni pour avoir influencé ses proches en politique d’agir dans le bon sens. La seule chose qu’il ait faite est le tramway de Bordeaux, mais beaucoup d’autres maires l’ont fait dans
leur ville et ne sont pas considérés pour autant comme des personnes compétentes en matière de développement durable. Alain Juppé persiste et signe pour le maintien des projets
autoroutiers, les biocarburants (absolument anti-écologiques et inhumains : voir ici pour l’aspect anti-écologique et ici pour
l’aspect inhumain), les OGM, la croissance de la consommation,etc. qui sont des prises de position bien évidemment dans le sens contraire à la lutte contre le réchauffement climatique et non
raisonnables face à l’arrivée du Pic de Hubbert et la fin programmée des énergies fossiles (autre enjeu
majeur qui entraînera des bouleversements de nos modes de vie).
Passons sur ses opinions et revenons maintenant sur sa compétence en la matière : il n’a jamais publié ou contribué à des études scientifiques sérieuses sur ces enjeux énergétiques et
climatiques, il ne fait ni partie du GIEC, ni de l’ADEME, ni d’autre comités sérieux, scientifiques et non politisés étudiant ces problèmes. Mais c’est normal, car il est diplômé de
lettres à l’ENS et diplômé de l’ENA, et donc il a donc aucune connaissance scientifique solide en physique (mis à part
ce que tout le monde a appris au collège) sur des domaines comme la climatologie, la
météorologie, la thermodynamique, la chimie, l’énergétique, etc. qui sont pourtant absolument nécessaires pour étudier les changements
climatiques et les politiques énergétiques. On aurait perdu un climatologue, ou un prix Nobel de chimie, l’inquiétude suscitée par le départ d’Alain Juppé serait compréhensible, mais perdre
un énarque de plus pour ce poste, ce n’est pas une catastrophe. Alain Juppé ne vaut pas plus écologiquement parlant que tout autre personne ayant fait des études en sciences politiques. Les
gouvernements feraient mieux de nommer des physiciens ou des géologues pour ce poste de ministre de l’écologie plutôt que de nommer des avocats, des politiciens, des beaux parleurs et des
bureaucrates.
Voici le premier volet d'une série d'articles, sur la république dictatoriale "soft", "hype", I-Pod au parfum de Malibu et de prémix, sur une bande son de Dance Music de Martin Solveig, avec de nouvelles idoles insipides (Arthur, Steevy), une culture de masse fédératrice tirant tout le monde vers le bas (intellectuellement parlant) : M6 et TF1, et Jean Réno. Cette démocratie totalitaire, sécurisée, bien édulcorée, "light", et installée sans violence chez les bien-pensants est, vous l'auriez deviné, le gouvernement Fillon/Sarkozy. Le retour du roi, titre du dernier tome du Seigneur des anneaux de Tolkien, correspond bien à ce qui va être dit dans cette série. "Retour" du parti et du gouvernement précédents au pouvoir (malgré une volonté de "rupture"), et "du roi" car comme De Gaulle, Sarkozy est un président qui gouverne seul (ce point de vue est celui de son propre parti qui assume en toute "décomplexion" que Sarkozy dirige tout tout seul).
Ce premier volet a pour but de présenter une directive gênante du nouveau président de la république.
Sarkozy n'avait-il pas promis un gouvernement irréprochable le 6 mai ?
Si. Pourtant , il a annoncé que tous les ministres qui se présentent aux législatives et qui ne seraient pas élus députés ne seraient pas reconduits dans le prochain gouvernement.
Au nom d'un gouvernement irréprochable je me serais attendu à l'inverse. J'aurais aimé entendre : "tous les ministres qui seraient élus aux législatives ne seront pas reconduits au gouvernement".
Ainsi le gouvernement Sarkozy met au jour ses velleités oligarchiques, totalitaires et dictatoriales à présenter autant de ministres à l'assemblée. Je pèse mes mots. Quelque soit le régime (monarchie, empire, république...), il existe trois pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir juridique. Qu'est ce qu'une dictature ? C'est le fait qu'une personne, ou un groupe de personnes s'arroge ces trois pouvoirs. Le principe fondamental de la république est la séparation très distincte et sans ambiguité de ces trois pouvoirs. Les ministres ont le pouvoir exécutif, l'assemblée nationale a le pouvoir législatif. Ainsi ces onze futurs députés-ministres (Juppé, Alliot-Marie, Morin, etc...) comptent cumuler deux pouvoirs. Est-ce ceci un gouvernement irréprochable ?
Nous n'avons pas encore parlé du pouvoir juridique: il est détenu par le conseil constitutionnel. Le conseil constitutionnel actuel contient Simone Veil et son président est Jean-Louis Debré. Simone Veil s'est fait connaître pour ne pas avoir respecté son devoir de neutralité (c'est-à-dire l'interdiction faite aux membres du conseil constitutionnel d'exprimer publiquement ses opinions politiques). Elle l'a fait à deux reprises : en 2005 pour soutenir le projet de constitution européenne et en 2007, pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection. Jean-Louis Debré, soutenait docilement Nicolas Sarkozy avant sa nomination à la présidence courant mars. Il a été nommé après sa longue présidence à l'assemblée nationale, fonction qu'il a utilisé pour permettre à l'UMP-RPR de faire passer leurs lois en douce à l'assemblée quand il n'y avait qu'une quinzaine de députés présents. Aujourd'hui au conseil constitutionnel, il peut permettre à l'UMP d'assurer les pleins pouvoirs, en rendant constitutionnelles des lois immondes qui ne devraient pas l'être, comme celles sur la prévention de la délinquance de 2006 (rappelez-vous, une loi qui prévoyait de déceler les "signes avant-coureurs" de la délinquance dès 3 ans à l'école maternelle en répertoriant sur un fichier national, tout écart de conduite comme par exemple mordre son voisin).
Nous nous préparons donc bien à une dictature avec ce gouvernement. La seule chose démocratique dans l'oligarchie Sarkozy est qu'elle a été délibérément et aveuglement choisie par le peuple.
Cette nuance vient de l'art de la séduction : pour obtenir d'une femme ce que l'on veut, soit on la contraint, soit on la séduit. L'UMP a fait pareil avec le peuple : un dictateur
classique, impose une dictature par la force et par un putsch militaire, Sarkozy (tout comme Hitler) l'impose en séduisant au préalable le peuple.
À suivre...
Sur le site http://www.sarkozy.fr/response/ on peut lire "Notre taux de chômage se situe à 8,5% de la population active. L’engagement de Nicolas Sarkozy est le retour au plein emploi dans 5 ans. Le
plein emploi, cela veut dire un taux de chômage de 5%."
Comment accepter cette dernière phrase qui objectivement est dénuée de toute logique ? Comment oser dire que l'on a le plein emploi avec 1 310 000 de chômeurs (5 % de 27,4 millions de
personnes actives). Dans les années 70, le nombre de chômeurs était de l'ordre de 100 000 personnes et était déjà considéré comme préoccupant, alors que M.Sarkozy une fois les 1 310 000
chômeurs atteints, considèrera avoir atteint le plein emploi et baissera les bras.
On peut aussi lire que le chômage a baissé en 2007 , 20 000 emplois ont été créés. Ceci est vrai, mais contestable. Premièrement, 20 000 emplois c'est très peu à l'échelle d'un pays (27,4
millions de personnes actives) et peut ne pas être directement lié à la politique du gouvernement mais plutôt aux fluctuations naturelles du nombre d'employés dues aux fins de
contrats, aux mutations, au retours au travail après un chômage technique, etc... Deuxièmement, si le gouvernement est responsable de ces créations d'emplois, d'accord mais quel progrès de faire
baisser le chômage après l'avoir considérablement augmenté ! En effet, selon l'INSEE (http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/donnees/doc_idconj_16.pdf page 2) le taux de
chômage est passé de 8,7% en 2002 à 9,4% en 2006 (gouvernements UMP), pour revenir à 8,3% en mars 2007. Selon cette même source, le taux de chômage est passé de 11,5% en 1997 à 8,7% en 2002
(gouvernement de M. Jospin, PS). Certes le chiffre de 2007 est inférieur à celui de 2002, mais on voit lequel des deux partis aux gouvernement a été le plus efficace : celui de Jospin en 5 ans
l'a fait baisser de 1,8 %, ceux de MM. Raffarin et Villepin (UMP, gouvernements desquels Sarkozy faisait partie), l'ont fait baisser de seulement 0,4% au final, sur une durée aussi
longue.
Pour finir, je cite une phrase de Montesquieu tirée de ses Lettres persanes : "Le Roi est un magicien". À défaut d'être roi, M. Sarkozy est lui aussi un grand magicien :
il peut faire du plein emploi avec 1 actif sur 20 au chômage, et il fait augmenter le taux de chômage pour se donner le plaisir de le faire baisser.
De qui se moque-t-on ?
Nous nous efforçons de bien écrire nos articles, par conséquent NOUS FAISONS UNE CHASSE SANS MERCI AUX FAUTES D'ORTHOGRAPHE (grammaire, syntaxe, fautes de frappe...). Vous êtes invités à faire de même lorsque vous postez des commentaires : faites attention, relisez-vous ! Rien ne sert de prendre de mauvaises habitudes, on ne gagne rien à écrire en SMS. Nous aussi nous pouvons avoir des moments d'inattention ou des lacunes, et donc malgré nos efforts, nos articles peuvent encore contenir des fautes. Alors si vous en trouvez, signalez-le, par mail.
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